Impresiones francesas sobre: El café.

LA TRADITIONNELLE

Quelque chose que les mexicains ont et que nous n’avons pas…les plantations et magnifiques grains de café frais.

 J’ai visité les plantations de café dans les collines humide postées aux alentours de Puebla. J’ai rencontré les cultivateurs: la terre où le café est cultivé est un héritage, un investissement qui se transmet de générations en générations et prospère avec le temps. Un père de famille nous racontait garder sa portion de terre afin de la leguer à ses enfants. Ceux-ci travaillent loin de leur village local, dans son témoignage comme routier et dans les métiers de la construction, pour gagner leur vie, économiser et injecter ensuite leurs économies dans la croissance de la plantation.

IMG_5676Les fameuses graines de café

 Les plantations de café se diversifient selon la forme du grain. Capricieuses, des maladies peuvent les ronger et dénuder les collines de leurs grains. J’ai pu visité une fabrique où sont traitées les graines de café. Les machines nous étaient expliquées: celle-ci retire la couche de la graine du café, celle-là toaste les graines…etc; tout en nous expliquant le changement qu’implique des machines plus modernes. Les procédés ne sont plus aussi artisanaux qu’avant. La technologie des machines a un coût qui doit être amorti.

 Amer, le propriétaire de la fabrique nous expliquait son dilemme: fabriquer en grandes quantités du café de basse qualité, rapidement, à bas coût et compétitif ou un café de plus haute-qualité, plus gourmet destiné à se vendre plus cher et en moindre quantité ? Evidemment, si le marché était mûr,  le fabricant se destinerait à fabriquer du café de bonne qualité à un prix équitable.

 Le marché de la consommation du café est en croissance. Il est encore relativement peu consommé, environ 1,5 kg par habitant et par an contre 6 kg en France et 13 kg dans les pays des plus gros buveurs. Le café est disponible à moindre coût dans le commerce, où plusieurs marques locales se sont développées. On peut le trouver en grain, moulu ou en poudre. Les chaines de café sont nombreuses, à titre de comparaison il y a plus de café à Mexico City qu’à Paris et à des prix plus compétitifs/avantageux. Le café bio est le nouveau produit à la mode. Les cafés achètent la qualité en grains et le moulent sur place. Certains ont une personnalité , image de marque définie: le café à l’italienne, qui servira surtout de petits expressos. Le café français, qui sera servie complémentée par des pâtisseries. Le café peu cher, le moins cher du marché qui sera disponible dans des supérettes en “Americano”: grande taille, coupée à l’eau.

café Roma - touchedUn petit expresso ?

 C’est un marché qui a de l’avenir devant lui, et mérite une pause en son honneur. Après ce petit cours sur le café, tu auras le plaisir de lire une note plus complète sur les différents endroits où le déguster.

Originally posted 2014-10-29 09:00:20. Republished by Blog Post Promoter

Impresiones francesas, sobre la comida mexicana: Le Tacos

La traditionnelle:

Au Mexique, la base de la comida est le mais. Surprenant, peut-être moins quand on sait que d’après la mythologie maya l’Homme a pour forme et origine: un épis de mais!
Comment on prépare ce mais ? En tortilla: des petites galettes, fines, qui tiennent dans la paume de la main.
On l’utilise couramment dans un des plats les moins chers et le plus connu du Mexique: le fameux tacos !

 Démonstration:

Une montagne de tacos
Une montagne de tacos

 On accompagner des tortillas de viandes finement coupées au centre: poulet, bœuf,…etc; on ajoute à son goût oignon, nopal, et pour finir la salsa: verde, roja, picante ou no picante. Ce sont des sauces présentées dans des petits pots. Généralement nous avons le choix entre 4 sauces: à base de chili vert, chili rouge, un mélange de tomates et oignons ou bien aux cacahuètes. Les saveurs peuvent être relevées!

 Comme boisson, on pensera à la agua de jamaica ou à une agua de horchata. Boissons fraiches, préparées à base d’herbes florales pour la jamaica et de lait, cannelle et riz pour la horchata. Parfait pour calmer le goût de pimente et de léger gras dans la bouche.

 On découvre ces tacos dans la rue: des stands couverts plantés sur le trottoir; mais aussi dans des taqueria qui sont des restaurants. Les menus peuvent être long: de 3 spécialités à des combinaisons qui portent le choix jusqu’à 15 types de tacos différents. Chaque Mexicain a sa sauce, son tacos et son endroit favori.

 Le tacos est un plat national bon et peu coûteux. On différencie les gros mangeurs qui commande de 5 à plus de tacos aux appétit plus légers. C’est un plat qui s’accommode facilement: après avoir sa tortilla garnie de viande on choisit nous-mêmes notre garniture ainsi que la sauce qui accompagnera le tacos.

Un plat de quesadillas accompagnées de salsa verde et salsa roja.Trucs bons con honguitos  + horchata
Un plat de quesadillas accompagnées de salsa verde et salsa roja

 Après avoir essayé le tacos, il faut vous aventurer plus loin sur la voie de la tortilla: enchiladas, chilaquiles ainsi que des tacos dorados vous attendent !

 

Originally posted 2014-03-21 06:49:54. Republished by Blog Post Promoter

Impresiones francesas sobre los festivales en México

LA TRADITIONNELLE

  A Mexico City, il y a deux très très grands festivals. Le Vive Latino en Mars, et le Corona Capital en Octobre ! ! ! Les points d’exclamation tentent de vous communiquer mon émotion. Jamais je n’ai vu un festival avec une programmation réunissant autant de grosses têtes d’affiche que le Corona. Comment se passe les festivals de musique au Mexique ? D’après mon expérience, plutôt bien. Ou comment allier l’art de faire la fête dans une ambiance musicale !

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L’entrée du festival Corona Capital, édition 2013

  Les grands groupes se disputent l’affiche, avec entre autre pour la programmation 2013 : Arctic Monkeys, Vampire Weekend, Phoenix, The XX, MIA, Bondie…etc. Trop beau pour être vrai. Le lieu du festival est une énorme piste pour courses de voiture qui ceinture le terrain. Trois grandes scènes et plusieurs chapiteaux couvrent le terrain. D’habitude célébré dans la chaleur, l’édition de cette année a pris un tour plus Glastonbury-esque, laissant les festivalier dans une marée boueuse. Le Corona Capital 2014 ne fut pas en reste, avec Mo, Kasabian, Damon Albarn, Jack White pour ne citer que quelque uns dont les géniaux Hercule and The Love Affair, mon coup de cœur personnel. Et la foule, ça donne quoi ? Des festivaliers heureux d’être là, souriants, de bonne humeur, souvent en grande bande d’amis. Niveau style, il y aura toujours les éternelles jeunes filles aux couronnes de fleurs, les hipsters faisant dorénavant partie d’une caste internationale et le reste, nous. Ceux qui aiment la musique, voir ses groupes préférés joués en live, se laisser submerger par l’ambiance folle d’une journée de concerts en plein air. Le paradis.

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ça te dis, un petit mezcal ? 

En plus de ça, tu auras droit à des dégustations de mezcal –un alcool distillé de l’agave, qui tire vers le 42°-, de tacos, hamburgers…etc ; dans une aire restauration. Tu auras aussi l’éternelle bière vendue au prix fort. Particularité : tu verras des vendeurs ambulants se balader avec un plateau rempli de gobelets de bières, portés parfois sur l’épaule ou sur la tête, hélant la foule d’un « cervezaaa ». Traversant la masse avant les concerts, il suffit d’appeler un de ces vendeurs pour avoir une bière, plus ou moins fraîche en plein milieu de la fosse. Ça a ses côtés pratiques. Tu verras l’opération se répéter avec des vendeurs de chips, glaces à l’eau…etc. En conclusion, le Corona est un festival rassemblant des stars internationales. L’annonce de ses têtes d’affiche dès la fin du mois de Mai crée l’engouement !

CC - foule touchedTu te sens faire partie de la foule ? Concert de Capital Cities au Corona, edition 2013

L’année finit avec le Corona et…commence avec le Vive Latino ! Tout un tas de groupes du continent Sud de l’Amérique. Au prochain mois de mars, prépares ton billet pour le Vive. Tu en sauras bientôt plus !!

Originally posted 2014-10-16 09:00:28. Republished by Blog Post Promoter

Impresiones francesas sobre: El Mezcal

LA TRADITIONNELLE

Les premières soirées aidant, j’ai vite découvert les alcools locaux. Une espèce de plante en particulier a attiré mon attention : l’agave, qui permet la fabrication de la tequila, du pulque, mais aussi du mezcal.

 Première rencontre, premier choc : une dégustation à Oaxaca, lieu de fabrication par excellence dans un bar à l’intérieur sombre et boisé. Des petits verres de shot, accompagnés de tranches d’orange saupoudrées de rouge. L’odeur est forte, mes amis arrivés au bord à peine une heure avant déjà bien heureux. La raison ? Un shot qui se boit pur, pas si petit que ça et que l’on savoure avec ces tranches de fruits parfumés au chili piquín. Assez digeste, il a le mérite de se boire vite et les verres s’enchainent.

 Autre épisode : lors d’un voyage à Puerto Escondido, une ville côtière Pacifique, lors d’un arrêt au bord de la route. Une épicerie, quelques endroits pour manger des quesadillas et autres plats à base de grandes tortillas et puis, sur la table une bouteille à la couleur transparente et un petit gusano dedans. Original ! L’idée de mettre une petite chenille dans une bouteille de mezcal était de la différencier à l’export dans des pays étrangers des bouteilles de tequila. Je n’ai pas goûté à cette occasion, mais je me lancerai peut-être au prochain voyage.

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Une bouteille de mezcal jeune et de production artisanale.

 Venons-en à la dégustation. Le goût est fort, brûlant par le degré d’alcool (45). Une odeur particulière se dégage qui a, pour moi, un léger air d’essence. Malgré tout, l’odeur de l’agave est là, plus concentrée que la tequila. De plus, la combinaison avec le doux piquant du chile et des fruits en fait une bonne dégustation. Il existe différents types et qualités de mezcal. Un critère est la quantité d’agave qui a servi à sa fabrication : 100% de maguey, qui est une plante appartenant à l’espèce de l’agave, ou entre 80% et au-delà. La principale région productrice est à et autour de Oaxaca. Des labels, tel la « Dénomination d’origine » certifient son authenticité. Le mezcal se distingue par le type d’agave qui ont servi à sa production, ainsi que par son âge : jeune à moins de deux mois se dit blanco, de deux mois à un an il sera reposado et au-delà añejo. Le mezcal prend une couleur doré avec l’âge.

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Les piñas: des agaves avec les feuilles en moins.

 Le processus de fabrication comprend plusieurs étapes. Extrait de l’agave, il faut laisser l’arbre mûrir entre 6 à 12 ans avant la récolte. L’agave est appelé « jima », et le cultivateur le « jimador ». Ensuite, les feuilles sont coupées et est conservé le cœur, la piña (ananas, de par sa forme). Ces piñas sont cuites à la vapeur à 55e, pendant 24h à 50h. Elles sont traditionnellement cuites dans de grandes fosses creusées dans le sol, couverte des feuilles d’agave, fibres de palmier et terre. Une fois cuite, la piña est mise à refroidir. Elle sera ensuite distillée à deux reprises.

 La distillation de l’agave a commencé avec l’arrivée des Conquistadors, le procédé était alors jusque-là inconnu. C’est devenu une boisson qui se déguste, pur ou mélangée en cocktail: j’ai pu testé avec de la glace pilée, du jus de mandarine, et soupçon de chile: délicieux. Le mezcal est bu par les jeunes comme par les plus âgés. Comme le dit le proverbe nationalement connu: “A todo bien mezcal, a todo mal, también” soit “Si tout va bien, on boit du mezcal, et si ça ne va pas, on en boit aussi”.

Originally posted 2014-12-16 12:29:26. Republished by Blog Post Promoter

Impresiones francesas sobre la comida mexicana: El desayuno

LA TRADITIONNELLE

: Le petit-déjeuner mexicain : qu’est-ce que l’on mange ?

Après un réveil matinal, souvent trop matinal, on se lève l’estomac barboté et l’envie de se recoucher. On attaque par un bol de céréales, du jus d’orange des biscuits et c’est parti !

 C’est peut-être vrai en France, mais au Mexique on considère le petit-déjeuner comme un repas plus complet. Plusieurs options te sont offertes que l’on peut combiner à son choix quand on est gourmand. La liste des plats est longue, je vais présenter ici quelques exemples. Selon la coutume gastronomique mexicaine, on retrouvera les ingrédients principaux tels le maïs, le chili et les céréales. Je t’emmène dans un voyage de nourriture, où plus tu progresses plus de plats apparaissent. Littéralement.

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Une assiette de fruits: melon, ananas, papaye, banane parsemé de céréales et plongés dans le yaourt.

 Les restaurants ont souvent un menu  desayuno  (petit-déjeuner) qui comprend un plat à choisir entre œufs ou fruits avec céréales/gaufres et une boisson comme un grand jus d’orange ou jus de pamplemousse. Les mexicains aiment les œufs, et ça se voit à leur menu qui ont en général 4 ou 5 façons de les préparer : revueltos (brouillés), divorciados (deux œufs au plat : un côté recouvert d’une salsa roja et l’autre d’une salsa verde), rancheros (des œufs au plat baignés dans de la sauce tomate accompagnée de chili) pour en citer quelques exemples, ainsi qu’un choix d’omelettes (aux champignons, courgettes…etc.). Les œufs sont accompagnés de frijoles (haricots), tortillas et parfois de riz.

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Huevos rancheros accompagnés de tortilla, chili, salsa verde.

 Parmi les autres options que tu peux croiser dans un menu, tu as: des plateaux de fruits frais recouverts de yaourt et granola, des gaufres parsemées de fruits et coulis, des hot cakes (comme les pancakes que l’on connait), des molletes (des tranches de pains tartinées de frijoles en purée, avec une tranche de fromage), des enchiladas (des tortillas fourrées à la viande recouverte de fromage, crème et salsa) ou chilaquiles (des chips de mais baignées dans du fromage, de la salsa et agrémenté de garniture au choix).  Comme boisson tu commanderas un verre de jus d’orange frais, du café ainsi qu’une variété de pain sucré : concha, cuerno, chocolatin, rollos de canela, crujiente de pina, orejas, pan de elote…etc (je donnerais davantage de précisions dans un prochain article) . Ça a l’air d’un vrai buffet, et c’est le cas quand tu te retrouves devant le menu au restaurant : ta gourmandise se réveille et tu ne sais plus quoi commander entre œufs, gaufres, et autres.

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Gaufres de fruits frais et sucre glace

 C’est le repas typique de sortie au restaurant, le dimanche matin ou quand on a le temps de savourer ce que l’on mange. Les portions et qualités varient selon le lieu, certains restaurants vous offrent des menus plus copieux que d’autre. Ce qui est sûr, on fait le plein d’énergie, heureux d’avoir eu le temps de manger. Egalement, on retrouve les pains dans des boulangeries locales appelées « panaderia » qui servent toutes ces variétés de pains sucrés à prix bas.  Les plats du petit-déjeuner peuvent également être dégustés lors de la « comida » de 14h comme les enchiladas. En revanche, les plateaux et coupes de fruits couvertes de yaourt feront également un bon dessert. On voit dans ce trait de cuisine du matin le côté pratique, protéiné et savoureux de la cuisine mexicaine. Des tortillas chaudes sorties de la tortillería, des sauces doucement relevées et nous voilà heureux.

Crédit photographique: http://www.intermundial.es

Originally posted 2014-04-25 01:24:15. Republished by Blog Post Promoter

Impresiones francesas sobre la comida mexicana: la comida corrida

LA TRADITIONNELLE

 C’est l’heure du déjeuner. Tu as faim. Tu fais un tour dans le quartier où tu travailles, avec un résultat consternant : tu n’as pas beaucoup d’options, et aucune enseigne connue. Alors, à l’aide de tes collègues mexicains tu te lances dans une comida corrida, également appelée une fonda. Ces restaurants très familiaux, tenus par une dona ou don respectable ont toutes formes d’apparence. Tantôt kitch, tantôt simple, convivial, avec une décoration flashy ou inexistante,  avec ou sans terrasse bref elles ont toutes un point commun : le prix abordable de leur menu.

 Après t’être installé à ta table donnée par le serveur, tu observes le menu. Tu te rendras compte de trois temps ou tiempos : une entrée caldosa (soupe de pâtes, bouillons de poulet et légumes), suivie d’un plato seco (riz accompagné d’haricots ou de bananes, ou spaghettis à la crème) puis le plat principal dit plato fuerte à choisir entre trois ou quatre options qui incluent des tacos dorados, une carne asada (du poulet grillé), une milanesa (une viande panée) le tout servi avec de la salade…etc. Ensuite tu peux avoir droit à un dessert: quelques fruits ou un biscuit offert par la maison. Ces plats sont donnés à titres indicatifs, chaque lieu possède son menu propre.

menu comida corrida nota - www.lasazaleasrestaurante.com.mx

 Un menu avec consomé -un bouillon de légumes-, riz, haricots directement ajoutés au plat principal: une viande grillée à droite et une viande en sauce à gauche avec une agua de jamaica.

 Tu verras qu’aux cuisines ouvertes généralement placées derrière un comptoir se pressent la cuisinière ou cuisinier accompagnés de ses aides. C’est bien souvent une petite équipe menée directement par le propriétaire des lieux et parfois aidés par des membres de sa famille.

 Ainsi, on distingue la comida corrida de la fonda ou cocina economica principalement par son menu : le premier varie quotidiennement contrairement au second qui garde des plats hors du menú del día. Par exemple, la comida corrida (repas «pressé) vient du fait que les plats sortent rapidement des cuisines, à toute vitesse (ou presque). Ces restaurants sont éparpillées à travers la ville, chaque quartier a plusieurs fonda et certaines rues en sont remplies. D’après mon expérience, les prix oscillent entre 50 et 70 pesos; le plus bas étant une fonda aux alentours du métro Indios Verdes à 35 pesos, très bonne !

milanesa de pollo

Un exemple de plat principal: une milanesa de pollo accompagné de salade. Le riz ou les pâtes seront ici servis dans une assiette à part.

 On surnomme ces propriétaires de comida corrida « Dona Maria », référence au prénom supposément couramment portées par ces dona. Egalement, elle révèle un aspect intéressant de la société. Les clients se mélangent, heureux de se retrouver dans un endroit de bon rapport qualité/prix. C’est finalement une excellente option pour se retrouver entre collègues à l’heure du déjeuner, c’est-à-dire vers 14h-15h à l’habitude mexicaine. Grâce à la quelque variété des plats principaux chacun peut trouver ce qui lui donne le plus envie. De même, ce sont des plats typiques, traditionnels, qui rappellent la cuisine de chez-soi pleine de souvenirs.  C’est comme manger à la table de ses grands-parents : une bonne ambiance, familiale, conviviale, avec des plats mmh délicieux !

Originally posted 2014-04-21 14:11:40. Republished by Blog Post Promoter

Impresiones francesas sobre: el nopal

LA TRADITIONNELLE

Une découverte a été de goûter une salade de nopal. Installée au restaurant, dans une cantina aux tables larges et partagées avec les autres clients, j’ai pu découvrir ces tranches vertes couleur poivron  en accompagnement de mon tacos.  En effet, dans un tacos on peut mettre de tout : du riz, des pommes de terre, de la viande, des haricots…et ce dérivé du cactus, le nopal. Originaire du centre aride du Mexique, le nopal s’étend en forme de palettes larges et épineuses au bas du cactus, qui peut mesurer jusqu’à 3 mètres de hauteur. Les fleurs de la plante sont également comestibles, appelées tuna. Afin de consommer le nopal, il faut lui retirer ses petites épines en coupant au ras de la palette, ce que j’ai pu constater en démonstration live au marché.

nopal y tuna     nopal paleta

Le nopal et ses fruits, le tuna. Les palettes de nopal une fois coupées du cactus.

 On peut le cuisiner frais en salade avec du fromage panela de lait de vache, grillé et recouvert d’haricots et fromage frais, cuit avec des œufs : les possibilités sont larges. Dans mon expérience, j’ai souvent goûté le nopal cuit coupé en fines tranches agrémenté de fromage et d’oignons, en accompagnement à un plat de viande. Le nopal est consommé régulièrement par tous les mexicains, et de fait représente une part importante de l’agriculture: il est cultivé dans 18 des 31 etats qui composent le Mexique.

nopal asado ensaladaUne salade de nopal fraîche: fromage panela, nopal grillé avec ses dés de tomates 

 Elevé au niveau de symbole, le nopal est utilisé dans le drapeau mexicain. Y figure l’aigle, symbole d’une divinité pré-hispanique posé sur une ribambelle  de petits nopals en fleurs. Le nopal représente ce qu’il y a de plus mexicains. De fait, il est utilisé comme proverbe:  « ser más mexicano que el nopal» soit, ‘plus mexicain qu’un nopal’, ce qui définit une personne comme 100% mexicaine.

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Impresiones francesas, sobre la comida mexicana: La Torta

La traditionnelle:

 Cette semaine, nous changeons du mais (voir l’article sur le tacos) pour nous pencher  sur la torta. La photo peut vous sembler familière, ça ressemble à quelque chose que l’on connait bien: le pain !

 On tranche en deux, et on aujoute ses combinaisons au choix. Tout comme le tacos, l’originalité est infinie. On joue sur la viande, le fromage, les sauces, les légumes frais et on peut la recouvrir de sauce jusqu’à la paraitre noyée ce qui donnera une torta ahogada.

Torta de la calle - San Miguel de Allende

 Commençons par le pain. C’est un petit pain de forme ovale, avec beaucoup de mie appellé “bollilo”. Très peu cher, on peut le dénicher à 1 peso dans les supermarchés. Ensuite, on peut se tourner vers une torta plus ou moins garnie selon son appétit. Pour la classique de l’en-cas du matin de 10h30, on choisira une torta à base de jambon. avocat, tomate fraiche, et un peu de mayonnaise.

Torta de la calle: viande hâchée, pomme de terre, carottes, salade , fromage et sauce tomate.

 Si on a très faim à l’heure de la comida vers 14h, on se jettera sur une torta cubana fourrée avec 7 variétés de viande: saucisse, steak, milanesa -viande panée-, cuisse de poulet et autres surprises. On ajoute du fromage de Oaxaca, du queso amarillo (littéralement, “fromage jaune”) et on dévore ! Bien sûr on arrosera de citron et salsa picante avant dégustation.

Torta ahogada

Tout comme le tacos, la torta se savoure dans des lieux plus ou moins chics. On peut se détendre dans un petit restaurant de rue, installée à une table en extérieur. A l’opposé, on peut aller jusqu’à essayer une torta revisitée dans un restaurant chic de Polanco.

Torta ahogada: le pain est recouvert de sauce tomate, le rendant plus moelleux.

La liste des variétés de torta est longue, se déclinant en spécialité selon les lieux où on la goûte. On la mange à tout heure, tout au long de la journée comme un tamal. Vous ne savez pas encore ce que c’est ? Un en-cas qui remplirait n’importe quel estomac, fait à base d’une polenta de mais. Il vous attend pour la prochaine semaine.

 

 

 

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Impresiones francesas sobre: el Día de la Independencia

En ce mois de Septembre, le Mexique fête son 204ème anniversaire d’indépendance. Cette célébration n’a pas seulement lieu au Mexique : elle est aussi perpétuée par chaque communauté mexicaine dans le monde, comme à Paris par exemple. Les fêtes d’indépendance se prolongent sur deux jours, commençant le 15 Septembre jusqu’au 16 Septembre de chaque année. Le 16 Septembre 1810, le prêtre Miguel Hidalgo prononça un discours appelant le peuple à se soulever contre le régime de la couronne espagnole. Ce discours fédérateur a réussi à rallier les foules et est répété, de nouveau, dorénavant chaque 15 Septembre par le président de la République. Il est appelé le « Grito de Dolores », littéralement « le cri de Dolores » en référence à la ville où il a été prononcé.

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La fête de l’indépendance mexicaine célébrée à Paris.

  Cet événement historique commence par le discours du Président, suivi d’un triple «¡Viva México!» déjà scandé par la foule en 1810 et crié de nos jours. La foule rassemblée se compose de jeunes et de familles, venus tout exprès au zocalo, la place centrale de chaque ville. Le lendemain, au 16 Septembre a lieu un défilé militaire. A cette occasion, il est commun de raviver des éléments de la tradition mexicaine, notamment gastronomique en dinant de plats typiques tels : le pozole (une soupe à base de maïs et viande de porc ou poulet), le chile en nogada, ou encore en savourant des dulces (sucreries). Le  chile en nogada se compose de  chile poblano (un type de poivron doux) farcis à la viande de porc et aux légumes, couverts d’une sauce blanche crémeuse et parsemée de grains de grenade. L’histoire veut que ce plat ait été créé tout exprès par des sœurs d’un couvent de la ville de Puebla en 1821, lorsqu’elles surent l’arrivée de généraux ayant combattu pour l’indépendance. Ce plat porte d’ailleurs les couleurs du pays : le vert du chile, le blanc de la crème et le rouge des grenades.

chile en nogada

Le fameux chile en nogada

  Outre la préparation de plats typiques, les mexicains s’accordent aux couleurs de la bandera, le drapeau mexicain. A cette occasion, le mexicain porte : maquillage, chapeaux, tee-shirts et autres goodies verts, blancs, et rouges. Ainsi il se sentira mexicain et prêt à festoyer au zocalo. J’ai été étonnée par cette vague de couleurs, et d’autant plus par l’enthousiasme des jeunes notamment sur les réseaux sociaux. Comme tout évènement politisé il entraine des débats sur la véracité de participer à cet acte patriotique. La communauté mexicaine à Paris n’était pas en reste : discours de l’ambassadeur, cris du ¡Viva México!, et un concert de mariachis –musiciens traditionnels- venus du Mexique exprès pour la soirée.

14 juillet - paris - 2014

La Tour Eiffel devant les feux d’artifices du 14 Juillet 2014

 J’ai, évidemment fait un parallèle avec notre fête nationale commémorée en France chaque 14 Juillet. Nous célébrons la Révolution Française, la fin de la monarchie absolue et la Première République. Nous avons aussi nos spectacles de feux d’artifice, le bal, un discours du Président assorti d’un défilé militaire et aérien. En revanche, je n’ai pas encore assisté à une jeunesse peinte de bleue, blanc et rouge le jour du 14 Juillet. Nos enthousiasmes les jours de ces commémorations ne se traduisent pas de la même manière.

Originally posted 2014-09-23 10:56:29. Republished by Blog Post Promoter

Nueva parte de Chulavista : ¡Visita la Store!

 

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Estamos orgullosos de presentar un nuevo componente de nuestro grupo, una tienda en línea: Chulavista Store. Teniendo el concepto de promover a creadores mexicanos que elaboran diseños nacionales, queremos mostrar el potencial de México en la escena de moda, objetos y arte al nivel nacional y también internacional.

 Presentamos a diseñadores que saben crear obras creativas e innovadoras, dándoles el tiempo de crear y nosotros de poner sus obras en la tienda, teniendo el respaldo de nuestros asociados, firmes a la idea y propuesta de ser una comunidad que desarrolla talento y promueve a los que ya existen pero faltan de comunicación. También comenzaremos con temporadas dedicadas a los diversos estilos que manejaremos. Entra aquí: http://store.chulavista.mx/.

 Ofrecemos una nueva visión de la cultura con nuestro look Chulavista. Te acompaña en todos los lugares. Llévate un poco de nuestra comunidad contigo.

FRANÇAIS

Chulavista est fier de vous présenter un nouvel arrivant: la boutique en ligne Chulavista Store ! C’est un Concept Store qui a pour vocation de promouvoir les œuvres de créateurs mexicains produits au Mexique.

 Le Store leurs donne la possibilité de se commettre à leur créations pendant que Chulavista s’occupe de promouvoir ces produits. Nous présentons des créateurs talentueux, capables d’œuvres innovantes et créatives. C’est pour cela que nous souhaitons leur donner le temps de créer pendant que nous nous chargeons de la communication et promotion de leurs œuvres. Nous avons l’idée et le but de former une communauté, pour cela nous prenons soin de nos collaborateurs.  Nous faisons grandir, aidons les créateurs qui déjà existent et à qui manque de se faire connaitre. De même, nous construisons des campagnes selon chaque saison avec  chacune son propre style. Cliques sur le lien : http://store.chulavista.mx/.

 Nous offrons un peu de l’Art Mexicain avec notre look Chulavista. Il t’accompagne partout. Emmènes quelque chose de notre communauté avec toi !

ENGLISH

Chulavista is proud to introduce you a new component: the Chulavista Store! It is a Concept Store that aims to promote Mexican designers at a national and international level. All products are made in Mexico.  It wants to promote fashion, accessories, and Mexican art on the international scene. We collaborate with designers who can create and innovate in their Art. This is why we want them to be able to create while we work on the promotion and communication of their incredible products.

 As a matter of fact, we take care of our creators. We have in mind the idea to form a community, linking our artists to our customers.  We create campaign for every season, each with a unique style. Check it out now!: http://store.chulavista.mx/.

 We offer another part of the Mexican culture with our look Chulavista. You can take us with you everywhere you go. Take some of our community with you:

Look Chula street 01 slight TOUCHED

Un ejemplo de look Chulavista. Un exemple de look Chulavista.

An example of  a look from Chulavista.

logo

 

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Impresiones francesas sobre la comida mexicana: El Chile

Quand on te dit le mot “Mexique”, à quoi penses-tu?

 On évoquera la chaleur, les sombreros, de mystérieux homes à moustaches cachés dans le désert ardent…pour tous ceux qui ont foulés le sol mexicain et plus spécialement entré dans un restaurant mexicain, ça sera la fameuse question « Pica (ça pique) ? » qui vous viendra à l’esprit.

salsas - limones - el tizoncito retouchée

Les sauces rouge, verte, et sucrée que tu croiseras sur ton chemin dans une taqueria.

 Premières impressions dans un restaurant mexicain : des coupelles de sauces en dégradées de vert et de rouge qui ont l’air de me regarder. En suivant les conseils de l’ami mexicain vient la dégustation : une petite cuillère à café sur le dos de la main de chaque sauce et… ça arrache ! Première conclusion : les sauces vertes piquent davantage que les rouges. Les pots contenant des tomates et oignons en dés ne sont pas moins piquants : le chile y est finement coupé, ce qui le ferait presque passer pour une herbe aromatique le traitre. Tu apprendras que quelques gouttes de la sauce de ton choix suffiront largement à relever le goût de ton tacos et autre plat.

salsa de chile de arbol

Un exemple de salsa: sauce au chile de árbol frais

 Souvent présentées dans un assortiment de deux à quatre voir cinq variétés, les sauces sont obligatoires à chaque table. Verte claire, plus foncée, rouge, ou caramel les sauces sont composées de tomate rouge ou verte, oignons, ails et de chile frais, séché, cuit…les combinaisons sont multiples. Tous types de chile sont utilisés, du habanero, au serrano, morita…etc. C’est en effet un des trois piliers de la gastronomie mexicaine, qui va de pair avec le maïs, et les haricots noirs (frijoles). Cultivé et utilisé depuis l’époque préhispanique, le chile est l’élément principal de plat traditionnel comme le mole : un savoureux mélange de chile, d’épices et de cacao. Le plat compte une trentaine d’ingrédients.

mole poblano - ft frijoles

 

Un plat préparé à base de mole de la ville de Puebla, accompagné de frijoles, riz et tomate fraiche.

 La coutume de manger du chile à chaque repas a donné naissance à quelques expressions comme « s’enchilarse » : s’enchiliser -littéralement-, apprécier le goût du chile jusqu’à avoir les yeux rouges et larmoyants, des couleurs aux joues, puis le stade ultime : avoir mal aux oreilles. Un vrai plaisir pour certains, où on m’a conté l’histoire d’oncles heureux et larmoyants de « s’enchilarse » lors de repas familiaux. Le chile est d’ailleurs comparé à la virilité masculine. Comment ? Sa force, vigueur et la bravoure nécessaire à le manger ferait écho à des attendues qualités masculines.

  Finalement, le chile garde une importance culinaire primordiale : comme avait déclaré Bartolomé de las Casas « Sans chile, les mexicains ne croient pas qu’ils mangent. » 

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Impresiones francesas sobre la comida mexicana: La cochinita pibil

LA TRADITIONNELLE

Comme vous le savez, le tacos est l’un des plats emblématiques du Mexique. Sa fine tortilla de maïs est garnie de viande, recouverte de salsa à base de chile et agrémentée, au choix, de : ananas, fromage, oignons, nopal (le cactus), haricots…etc. J’ai eu la révélation de mon tacos-préféré-de-tout-les-temps : celui dégusté à une fête familiale d’une amie mexicaine, avec la tortilla fait maison et fourré de cochinita pibil. Un délice !

cochinita pibil

Un plat de cochinita pibil présenté sur gojee.com.

 Qu’y avait-il dans ce fameux tacos ? Vulgairement parlant, j’ai senti les saveurs de viande de porc mariné à l’orange qui en faisait un plat sucré-salé. Ça m’a rappelé les plats de ma grand-mère vietnamienne d’ailleurs, ce goût sucré-salé si typique dans des plats comme le bœuf à la citronnelle. Savamment parlant, c’est une histoire plus complète que je vais vous présenter.

Yucatan - mexico

Le .Yucatán, une région sur la péninsule à l’ouest du Mexique

 La cochinita pibil est un plat originaire de la région de Yucatán, à l’ouest du Mexique. Cette région est réputée pour sa gastronomie aux influences mixtes: à la fois maya, avec des éléments espagnols.  C’est en effet par le Yucatán qu’ont débarqué les espagnols sur le sol mexicain. Ils ont également amenés avec eux le porc, qui n’était pas dans les habitudes culinaires de la région.

 Le mot maya « pibil » fait référence à une cuisson « enterrée ». Le pibil est une technique de cuisson d’origine préhispanique : cela consiste à placer la viande préalablement emballée dans des feuilles de bananes dans un four créé en creusant la terre. La cuisson est lente, et la viande cuit ainsi toute une nuit grâce à la chaleur des braises. Le four est recouvert le temps de la cuisson afin de garder la chaleur -et les saveur- dans le plat.

cocina pibil

Un plat de cochinita enroulé dans ses feuilles de bananes. Le plat est placé dans le four qui sera recouvert pendant une nuit.

 On ajoute à la viande plusieurs ingrédients qui donneront toute sa saveur. Le premier ingrédient en terme de quantité sont les achiote, graines d’un fruit tropical au goût qui se rapproche des cacahuètes, puis le second principal ingrédient;  du jus d’orange mélangé à du vinaigre. Ensuite on termine par diverses épices telles : feuilles de laurier, cannelle, poivre, ail, origan, du chile guarillo. Le résultat est très parfumé, avec une viande très tendre grâce à la lente et diffuse cuisson. Tu dégusteras la cochinita pibil accompagnée de cebolla morada –oignons à l’extérieur violet- et de chile habanero. Tu la découvriras en tacos, en panuchos (garniture posée sur une tortilla de mais frite, également originaire du Yucatán), même en tamal. La cochinita pibil est bonne partout !

cochinita pibil - tacos tresDes tacos de cochinita pibil prêt à être dévoré. Ils sont recouverts d’oignons et on ajoutera du jus de citron.

 La cochinita pibil m’a suivi jusqu’en France, où je l’ai croisé sur le menu d’un food truck mexicain. Ce sera sûrement l’opportunité de goûter un tacos de cochinita et, qui sait,  le résultat d’une prochaine note.

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Impresiones francesas sobre: los Pueblos Mágicos

LA TRADITIONNELLE

Qu’est-ce qu’un pueblo mágico ?

 Ce nom ne regroupe pas un, sinon quatre-vingts quatre villages à travers tout le Mexique. Qu’est-ce qui s’y cache ? Créé par le ministère du tourisme, cette appellation veut mettre au-devant de la scène des sites qui en valent la peine, et qui sont parsemés sur le territoire. La politique vise à promouvoir ces villes  pour leurs qualités culturelles et historiques. Outre d’être pourvu de nombreux monuments; être le théâtre de grands évènements historiques ou de légendes est également un critère de choix. Par la suite, le programme sera d’ailleurs imité dans d’autres pays du continent, comme en Colombie, au Pérou et en Equateur.

 Parmi ces villes, j’ai eu l’occasion de visiter Taxco célébrée pour ses mines d’argent et son artisanat à base…d’argent. L’origine du nom ‘Taxco’ est un héritage du peuple Tlahuicas, alors installés dans le centre du Mexique. La signification du nom ‘Tachco’, en langue nahuatl est « lieux du jeux de pelote ». La conquête des espagnols au début du XVIème siècle engendra l’exploitation des ressources des mines d’argent dans la région.  

taxco - templo de santa prisca 03 vue terasse touchedVue depuis une terasse: le Templo de Santa Prisca et la ville de Taxco, à ses pieds

 Niché dans les collines, elle s’est construite à flanc de montagne. On voit, depuis les ruelles le temple de Santa Prisca qui surplombe la vue. Construite à l’époque du baroque, dans la première moitié  du XVIIIème siècle sa façade extérieure parcourue de mille sculptures, qu’elles soient dans le portail ou s’élancent jusqu’au sommet impressionne autant que les murs couverts de stucs à l’intérieur. D’ailleurs, ce style qui tend à être chargé est représentatif du style churrigueresco au sein de l’époque baroque, du nom de la famille d’architecte Churriguera.

taxco - templo de santa prisca 03 interieur touchedUn détail de stylle churrigueresco dans le temple de Santa Prisca

 Petite ville, j’en ai fait un tour rapide avec un aller-retour à la capitale dans la même journée. De la place principale, nous avions fait un crochet par les ruelles adjacentes remplis de vendeurs de bijoux fabriqués de l’argent, les prix étant décroissant au fur et à mesure que l’on s’éloignait du centre. Du plus fantaisiste au plus classique, l’argent se déclinait en collier, bague, bracelet…etc. Avec, sur le chemin d’autres stands de souvenirs plus classiques tels des sacs et vêtements. 

san cristobal de las casas - plaza central touched

La cathédrale San Cristóbal

 Dans un style différent, j’ai également pu visiter la ville de San Cristobal de las Casas, adhérente du programme en 2003. Située dans le Chiapas, une région au sud du Mexique faisant frontière avec le Guatemala et ayant le plus grand nombre de personne d’origine indigène. La région regroupe aussi plusieurs hauts lieux de la culture préhispanique, comme les restes de pyramides et villes antique : par exemple, le site de Palenque. La ville de San Cristobal de las Casas a été fondée par les espagnols en 1528. Elle a été capitale régionale et demeure à ce jour la capitale culturelle.

san cristobal de las casas - calle touchedUne rue pavée proche du centre

 La ville m’a surpris par sa taille basse, en hauteur. Les bâtiments avaient deux étages maximum, ce qui donnait un ensemble uniformément blanc coloré par des céramiques, des détails sur les portes, la décoration rouge des murs. La ville était créée selon un plan carré, vestige des conquêtes espagnoles. Dans le centre, clairement marquée par la cathédrale de San Cristobal lumineuse avec son jaune pâle domine la place et son kiosque, ainsi que l’hôtel de ville. Tout autour, de presque-identique petites rues pavées se partagent l’espace, alternant restaurants, discrets hôtels, cafés. J’ai souvent eu la surprise de découvrir des cours intérieurs, élaborées comme des patios avec une fontaine au centre et un cloître de petites colonnes qui délimitent le pourtour. Une de mes gourmandises a été de goûter le chocolat, fabriqué à partir de fèves récoltées dans la région. Le programme de Pueblo Mágico se poursuit, répondant aux demandes de villes réparties dans le pays. L’initiative venant d’un principe de partage de la culture, il faudra que les politiques sachent garder un équilibre entre le nouveaux flux de visiteurs et les populations locales, sujet après tout du voyage des touristes. N’ayant visité que très peu des quatre-vingts quatre villages, il m’en reste beaucoup à découvrir.

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Impresiones francesas sobre el Muralismo

LA TRADITIONNELLE

En arrivant au Mexique, j’avais très peu d’idées sur l’art typiquement mexicain. C’est en me promenant sur le campus de l’UNAM (Universidad Nacional Autónoma de México), entrainée par une amie mexicaine que j’ai découvert les peintures murales de Diego Rivera. Des fresques, colorées et imposantes recouvraient les murs des bâtiments. En me renseignant, j’ai découvert que ces fresques dataient du début du XXème siècle et appartenait au courant socio-politico-artistique : el muralismo.

 Le courant artistique dit muralista est né durant la révolution mexicaine, qui a débuté en 1910 et durera jusqu’en 1920. Il se voulait à la fois politique et social, ce qui se refléta dans le sujet de ses œuvres.  L’un des but du muralismo était d’éduquer les masses populaires principalement pauvres et sans éducation. Ces œuvres voulaient démontrer et apprendre à être fier de la culture préhispanique. Ce fut un idéal particulièrement mis en avant par l’écrivain, philosophe et avocat José Vasconcelos, qui fut aussi brièvement ministre de l’Education en 1921.

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‘Independencia’, de l’artiste contemporain Víctor Cauduro Rojas au Palacio de Gobierno, Querétaro

 En plus d’être une œuvre d’art, elle se devait de retransmettre l’histoire du Mexique et ses clivages, tel le thème de la Conquête espagnole, peint par Jean Charlot dans ‘Massacre du temple Majeur’ en 1922 ou bien des représentations de scène quotidienne de travail des indigènes, comme peint par Diego Rivera. Tels les vitraux aux Moyen-Age en France, les fresques aidaient à faire comprendre l’idée par l’image. Dû à la propagation du mouvement, les fresques des muralistas se découvraient dans les bâtiments publics tels musées, le Palais Nacional de México City, les écoles…etc. Malgré cela, la fin de la Révolution, marqua la fin du mouvement qui connut une forte opposition des classes moyennes aisées. Elle eut pour résultat une baisse des commandes, et la destruction d’œuvres dans le cas de la plus forte opposition. L’élite restait sous l’influence de peintures plus académiques de style européen.

 Ainsi, les artistes mexicains partaient découvrir de nouveaux courants artistiques en Europe comme le cubisme, voyager et découvrir les conséquences de la révolution russe afin d’en tirer des apprentissages pour le Mexique. De plus, les muralistas avaient des inspirations et techniques variées, allant de la plus classique fresque à l’italienne à des peintures qui rappellent celles précolombiennes qui ornent des temples religieux, comme au site de Chichen Itza dans le Yucatan.

Diego Rivera - Sueno de una tarde dominical en la Alameda Central

‘Sueño de una tarde dominical en la Alameda Central’ de Diego Rivera

 A cette époque, des artistes reconnus du mouvement sont Diego Rivera, Roberto Montenegro, Vicente Orozco ou encore David Alfaro Siqueiros. C’est une histoire riche que ces artistes laissent comme héritage, et presque unique dans le monde : je n’ai jamais vu de mouvement avec une telle ampleur, tant par le nombre que par la grande taille des œuvres. Le travail d’éducation du muralisme continue et perdurera dans le temps.

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Impresiones francesas sobre las artesanías

LA TRADITIONNELLE

Ma première visite de México City lors de mon premier weekend au Mexique a été le Bazaar de Sábado, dans le quartier de San Ángel. Pour accéder au Bazaar, il faut traverser un petit parc déjà bordé d’œuvres d’art et contourner une petite église, dédié à San Jacinto. J’ai été de suite émerveillée par le cadre : un patio bordé de galeries de marchands d’art, d’artisans et des restaurants avec des terrasses qui s’allongeaient dans la cour à ciel ouvert. Car c’était bien cela : un marché qui a lieu tous les samedis, dans un beau cadre à l’architecture coloniale. Déambulant de boutiques en boutiques, de stands à stands, j’étais impressionnée par la profusion de choix. On pouvait admirer le travail d’orfèvres, des bijoux, des objets en céramique…etc. J’ai donc commencé à faire le tour du patio.

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Ma première vue du bazaar del Sábado 

 Dans une de ces galeries, j’ai pu découvrir des pièces d’artisanats de la région d’Oaxaca. Les alebrijes, des sculptures multicolores aux formes mi- animales, mi- monstres peuplaient l’espace. De tailles plus ou moins grandes, elles s’élançaient. Les premières ont été créées par l’artisant Pedro Linares, qui les réalisaient en papier mâché. Leurs apparences étaient directement inspirées de ses rêves.

artesanias 12 alebrijes

Un exemple d’alebrije

 Des boites et coffrets sculptées en bois avec des incrustations de Frida Kahlo dans le couvercle apparaissent sur le chemin. L’odeur de bois est encore présente à l’intérieur de la boite. La figure de Frida Kahlo est, de fait, détournée sur plusieurs produits du marché : tee-shirts, boites, couvertures de carnets, peintures…etc. D’autres proposaient au passant de petites statues miniatures polis inspirées de l’artiste colombien Fernando Botero, ou encore des vêtements en coton brodé d’une ceinture ou de détails en fils de couleurs vives.

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Des poupées en tissus, habillées de manière traditionnelle

 Ce bazaar a été créé en 1960 et permettait aux artisans de vendre directement leurs œuvres au public. Ainsi se réunirent-ils une fois par semaine, le samedi. Au début peu nombreux, le bazaar connu ensuite un succès croissant.  D’autres marchés spécialisés dans l’artisanat virent le jour dans Mexico City par exemple, comme le Mercado de la Ciudadela proche du Centro Historico. 

 Les marchés d’artisanats locaux jalonnent le pays. On en trouve facilement lors d’excursions touristiques, parfois sur les sites même de visite. Ils sont improvisés à quelques centaines de mètres des pyramides et ruines antiques où déambule le visiteur. D’autres sont intégrés au sein de la ville et ont lieu de manière régulière. Dans l’artisanat, la fabrication locale prime. Chaque région a sa spécialité. L’artisanat est également une ressource économique certaine, encouragée come activité par des politiques gouvernementales. Son influence varie selon les régimes du pays : tantôt mise de côté, tantôt annoncé comme une fierté culturelle; l’artisanat tente de trouver sa place. Ces artesanias, objets récoltés au gré des voyages te seront utiles comme cadeaux et toujours beau en décoration. 

Impresiones francesas sobre las cafeterías

LA NOUVEAUTÉ

Après avoir pris connaissance du cycle de production du café au Mexique, tu pourras maintenant savoir où aller te prendre un cappuccino, et l’histoire de ces endroits. Les cafés étaient le centre d’accueil des intellectuels. Tel Sartre et autres philosophes du début du XXème siècle, les cafés étaient le centre de débats, catalyseurs de passions. Ils permettaient de discuter -sous condition d’être discret- de politique, alors sous censure durant la dictature du général Porfirio Díaz.

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Le Café de Tacuba, dans le Centro Historico fondé il y a une centaine d’années (dixit le site officiel)

 L’avantage au Mexique, du moins à México City, est qu’un quartier regroupe une multitude de petits cafés. Contrairement à l’emprise du géant Starbucks en France, tu auras plus de choix et à meilleur prix. Tu pourras déguster ton café, cappuccino, macchiato, doble expresso à chaque pâté de maison – ou presque. Particulièrement à la Condesa, la Roma et Coyoacan les cafés foisonnent. Des cafés plus grands aux plus petits, bio ou pas, avec ou sans pâtisserie, à la mexicaine, française ou italienne, ouvert dans l’après-midi ou jusque tard dans la nuit, il y en a pour tous les besoins. 

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Une incitation proposée par le café La Procedencia: un client venu à vélo gagne un café!

 Je mentionnerai : le café Cielito Querido, qui m’a définitivement marqué l’esprit. Chaine de café mexicaine créée en 2011, on en trouve un peu partout à l’échelle nationale. Son concept se décline par un menu de boissons typiquement mexicain : cafe de olla,  cafe con cajeta o rompope, chocolate con chile…etc. Et, pour la déco : des proverbes mexicains écrits partout le long des murs, du comptoir, sur les produits qui se lisent comme des jeux de mots et font un doux rappel à l’enfance. J’ai adoré demandé à mes amis mexicains la signification de ces proverbes et les écouté me raconter leurs histoires de grands-parents, qui eux-mêmes leurs avaient appris ces expressions. Enfin, un café qui se défend au niveau des prix, de la déco, de la qualité et même de la quantité ; en plus de cela c’est mexicain et uniquement implanté au pays : je prends !

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Jeux de mots et proverbes au Cielito Querido: miettes d’amour (cf serviette en papier) et plus !

 Tu trouveras aussi les cafés-librairies. Ils regroupent, dans un même bâtiment : café, bibliothèque, scène pour des petits concerts et autres improvisations. Il fait bon s’y lover les soirs de pluie, réchauffée par l’ambiance douce et la quantité de livres qui garnit les étagères. Autres points positifs : les horaires étendues, de 21h30 à 23h30 pour la fermeture en semaine et la généralisation du wifi gratuit ! Là, on peut créer un vrai espace de détente. Pendant que tu savoureras ton café parfumé à la cajeta, qui est un sirop de lait caramélisé, je me fonderai dans un des fauteuils du café de mon quartier.

Cafeteria - La procedencia_la roma df inside

L’intérieur cosy, joliment décoré d’un café du quartier de la Roma

Impresiones francesas sobre las bebidas calientes

LA TRADITIONNELLE

En ce temps de fraîcheur hivernal, j’ai toujours l’image d’une cheminée ronronnant dans mon salon. Je m’imagine ensuite, douillettement installée au coin du feu avec un chocolat chaud et son nuage de chantilly. Nous pouvons adapter cette image au Mexique, en imaginant cette fois comme fond de décor un café traditionnel, d’architecture Art Déco comme nous pouvons en voir dans le Centro Histórico de la capitale, savourant aussi un chocolat chaud- ou une de ses variantes.

 Il existe au Mexique une intense production de cacao. Les principales régions productrices de ces fameuses fèves de cacao sont le Chiapas et l’état du Tabasco. Le cacao était consommé par les aztèques qui, en broyant ces fèves les mélangeaint à de l’eau et du chile afin d’en faire une boisson chocolatée. Réservée aux rangs nobles, elle donnait de la force aux guerriers et était également bu lors de cérémonies religieuses.

 A l’arrivée des conquistadors espagnols, ceux-ci adaptarènt la boisson chocolatée aztèque à leurs goûts. Ils servirent le mélange de fèves de cacao et d’eau chaud, et y ajoutèrent du sucre de canne; ingrédient jusqu’alors inconnu aux aztèques.  Ce chocolat chaud, une fois arrivée en Espagne en fit une boisson très appréciée dans les cours royales du XVIème siècle.

chocolate blu - touched
 Un chocolat espumoso: particulièrement mousseux.

 Qu’en est-il du chocolat chaud de nos jours ? On le consomme chaud, épais, à l’heure du goûter accompagné de churros, dans une churreria. La particularité étant qu’au Mexique, il existe des versions de churros fourrés. Vous voilà avec votre épais chocolat chaud et quelques churros remplis de cajeta (confiture de lait), chocolat, confiture de mûre…etc. Tu peux aussi le déguster saupoudré de  sucre et de cannelle. Dans le chocolat chaud, tu trouveras des variantes plus ou moins amers, parfumés avec du chile, de la cannelle ou encore de la vanille. Avec, éventuellement de la chantilly pour coiffer le tout.  

churros rellenos - variosUn exemple de churros rellenos.

 Si ton penchant ne va pas vers le chocoat, tu peux goûter un atole. Boisson créer dès l’époque pré-hispanique, elle est préparée à base de farine de maïs mélangée à de l’eau bouillante afin d’obtenir une consistance mousseuse. A l’époque, les aztèques y ajoutaient du goût grâce à du miel d’abeille et des noix: les piloncillos. Depuis, moult saveurs ont vu le jour, en ne citant que les plus connues telles: goyave, fraise, ananas, noix…etc. Enfin, ça a un goût plutôt épais, légèrement parfumé et réchauffe merveilleusement.

atole - vainilla y dulces - touchedUn atole à la vanile accompagné d’un pan dulce.

 Tu pourras déguster ton atole servi encore chaud par un vendeur ambulant. Il sortira un gobelet en polyester et versera l’atole d’une de ses grandes marmites en fer blanc, pour la modeste somme de dix pesos. Tu le combineras avec un tamal encore chaud, lui aussi fourni par le même vendeur ambulant. Une variante connu de l’atole, qui a même gagné son propre nom est le champurrado: un atole parfumé au cacao. Pour les matins frais, en chemin pour les cours ou le travail, tu sauras comment rester au chaud.

 

Impresiones francesas sobre la comida mexicana: Los dulces.

LA TRADITIONNELLE

La première fois que l’on m’a proposé des bonbons, j’ai accepté avec joie. Mon sourire s’est quelque peu fané lorsque je vois un morceau de mangue séché couvert de poudre rouge. Point décontenancée, je goûte et…après le passage de la sensation piquante dans la bouche, le palais reste acidulé. J’en suis toute émue. On m’apprend que cette poudre parsemée est du chile piquín: le goût est légèrement piquant et apporte une saveur acidulé au fruit.

 

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Une des friandises communément vendue en supérette, à base de tamarindo sucré et chile acidulé.

 Pourquoi autant de variété de bonbons et friandises ? Un tour dans un rayon de supermarché ou d’un OXXO nous offre toujours un large choix.  Dans toute cette offre, on note les pulparindo, pelon pelo rico et autres marques sucrées. On remarquera que les principales friandises sont à base de tamarindo qui est un fruit tropical, et se présente sous forme de pâte marron dans ces sucreries.

dulces mexicanos - retouchée

Au rayon friandises: des fruits déshydratés recouverts de chile.

 Les goûts sont toujours très sucrés, puis piquant. On note plusieurs types de bonbons, dont une large catégorie d’ingrédients « enchilados », c’est-à-dire couvert de chile. Un bonbon rouge et légèrement gluant est chose commune, d’ailleurs le chile en poudre ne s’arrête pas aux bonbons : il conquiert les chips et les légumes frais, toujours comme assaisonnement. Une autre sauce très populaire qui recouvre les bonbons et autres snacks salés est le « chamoy » : à base de fruits déshydratés, sucre, sel, vinaigre et eau avec une saveur inexprimable entre le sucré, piquant et acidulé. Un parfait exemple est le mangoloso, des morceaux de mangues trempés dans le chamoy et qui ont une consistance assez tendre et élastique.  

candy - mangoloso

Un mangoloso: de la mangue baignée dans la sauce chamoy.

 Ces sucreries sont consommées tout au long de l’année, et ravirait n’importe quel mexicain. En revanche, il existe aussi une autre catégorie de dulces traditionnelle, spécialement consommés lors de fêtes nationales. Par exemple durant le mois de Septembre, où l’on fête le 15 l’indépendance du Mexique: ¡Viva México! A cette occasion, on prépare des sucreries à base de miel, sucre, confiture de lait, maïs, amarante et graines de citrouille…etc. Le sucre sert également à glacer les fruits. Ces façons traditionnelles de créer les confiseries ont des racines historiques qui remontent à l’époque pré-hispanique. Ce sera là le sujet d’un prochain article ! Les aspects les plus anodins d’une culture culinaire peuvent nous la faire aimer ou détester dans son ensemble. J’ai embrassé les bonbons mexicains, je suis prête pour davantage d’aventures culinaires.

Impresiones francesas sobre la cerveza mexicana

LA TRADITIONNELLE

 Elle est douce, sucrée, amère, en bouteille ou en pression…je vais te parler de ma boisson préférée : la bière ! La boisson emblématique de certaines abbayes, telle la Leffe ou la Grimbergen a traversé l’océan jusqu’au Mexique, avec quelques modifications à la clef.

 Au Mexique, on aime le goût, le ressenti piquant sur le palais et surtout, on aime les mélanges. Ainsi, on voit apparaitre une bière servie dans un verre dont le bord est givré au sel, et rempli au cinquième de jus de citron : ça, c’est une michelada. Pour pimenter, on peut également ajouter une sauce  à base de citron, d’épicés et de piments qui forment une bière à la cubana. On mélange au sel et au citron les bières clara (blonde) ou obscura (brunes) nationales telles la Sol, Indio, et autres Corona. 

cerveza cubana

Une bière servie à la cubana: on remarque le sel givré et le piment rouge parsemé.

 En revanche, on savourera les bières artesanales, c’est-à-dire fabriqué de manière indépendantes au Mexique. Chaque région a sa spécialité. On trouvera ainsi une bière obscure, couleur café et amère telle la Lagrimas Negras originaire de l’état de Baja California, une bière plus douce comme la Minerva originaire du Jalisco ainsi que des éditions spécialement conçues et vendues pour les fêtes, comme la délicieuse Yule. C’est en effet la bière promut à Noël par la brasserie Calavera.  Grâce à ces variétés “artisanales”, on se régale les papilles et on apprécie de vraies dégustations de bières.

alebrije de mango

Une bière “alebrije” à la mangue: le nom s’inspire d’objets artisanaux originaires de Oaxaca.

 Affectueusement surnommée « chela », la bière est consommée en toutes occasions.  C’est également la boisson la moins chère dans les bars (et au supermarché). Justement, on peut souvent trouver dans lesdits bars des offres comme « un panier de 6 bières pour le prix de 4 », des bières au format 2X1, et encore plus de promotions lors événements sportifs comme le Super Bowl ou la Coupe du Monde, qui appelle à une plus grande consommation de bières.

 Les industriels de la bière mexicaine ont un patronage culturel intéressant, commençant par la création de leurs bouteilles. En effet, la bière Indio offre une étiquette différente sur chacune de ses bouteilles. Elle donne la possibilité à un artiste de diffuser son œuvre graphique ainsi que son nom, inscrits sur l’étiquette. A une autre échelle, le groupe Indio sponsorise le festival de musique Vive Latino qui a lieu chaque année au mois de mars, et fêtait son quinzième anniversaire à l’édition 2014. Quant à la marque Corona, elle participe au Corona Capital: un festival à la programmation plus internationale que le Vive qui a lieu chaque Octobre.

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Une affiche de la quinzième édition du festival Vive Latino.

 Je remercie tout particulièrement l’amie qui m’a partagé sa passion de la cerveza artesanal: la vie n’a plus jamais eu le même goût. Je vous laisse profiter de votre bière, qui sera sûrement accompagnée de alitas, papas a la francesa, nachos et autres en-cas. Ces petits casse-croûtes qui s’allient si bien à la bière seront le sujet d’un prochain article. 

Impresiones francesas sobre la comida mexicana: El pan dulce

LA TRADITIONNELLE

Aujourd’hui, comme lors d’une  de mes nombreuses pauses goûters gourmandes j’ai pensé à mon en-cas préféré, notamment selon le critère quantité/prix. J’ai nommé : le pain. Je fus très heureuse d’apprendre que ce n’est pas qu’une spécialité française.

 De toutes les tailles et de toutes les formes, j’ai d’abord été surprise en découvrant le rayon boulangerie dans un supermarché. Sur plusieurs rayons étaient exposés : brioches, pains, croissants, pains fourrés et une montagne de petites viennoiseries. Je cite quelques exemples : les orejas (oreilles, qui ressemblent à nos biscuits palmiers), le cuerno  (qui a la forme de notre croissant),  ou encore la concha (qui signifie « coquillage ») remplissaient des plateaux. A ces belles étagères de brioches dorées s’ajoutent des étalages de muffins, cupcakes, et autres petits gâteaux glacés.  

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Un des rayons d’une panadería (boulangerie).

 Curieuse, je me suis demandée comment le pain s’est retrouvé au Mexique. J’ai ainsi découvert que la préparation de pain à base de farine de blé est une habitude amenée d’abord par les conquistadors espagnols, et fut un des premiers plat étrangers incorporé à la culture locale. Les mexicains se servirent ensuite de cette base et créèrent leurs propres recettesLa fabrication de brioche aux formes variées s’inspirent directement des viennoiseries amenées par les Français, tels les croissants et les palmiers. Les noms donnés correspondent aux formes, aux couleurs et certains noms font échos à la culture locale. Le pan dulce est consommé régulièrement au petit-déjeuner et lors de la pause goûter: il se marrie très bien avec une boisson chaude où l’on pourra tremper son pain.

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Une danés aux fruits rouges, miam.

 Il est toujours étonnant de pouvoir choisir entre –au minimum- une variété de vingt pains différents. On hésite, on se tâte, on découvre, on aime et on finit par connaitre toute l’offre de la panadería. Selon l’envie on se laisse tenter par une danés : un feuilleté garnis au centre de fruits rouges, une roca : un pain sucré petit, couvert de noix et dur comme un rocher ou encore pour un dona, le « doughnut » mexicain délicieusement glacé. Le « pain sucré » est aussi disponible dans de petits commerces dispersés près de zones à passage ou pavillonnaires. Les prix varient entre 3 et 10 pesos pour une pièce de pain ou de viennoiserie, soit entre 20 et 60 centimes d’euro. Avant tout, il était et est toujours vendu par des vendeurs ambulants, qui disposent de grands paniers remplis de pains chauds à l’avant de leurs vélos.

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Un pan de muerto posant avec un macaron et un cappuccino.

 Les pains sucrés sont à l’honneur lors de fêtes religieuses telles l’arrivée des Rois Mages et la Fête des Morts. En ces occasions, différents modèles de pains sucrés ont été créés. Par exemple, pendant la Toussaint il est courant de voir dans les boulangeries (ainsi qu’au rayon pâtisserie de Starbucks) le pan de muerto, autrement dit le pain des morts. Il fait référence à la tradition aztèque de placer de la nourriture sur la tombe des défunts, afin qu’elle les accompagne lors de leurs voyages dans l’au-delà. On le trouve sous forme de crâne, de croix…etc. Légèrement sucrée, la pâte est légère et peut être agrémentée de pépites de chocolat. J’en ai conclu que le Mexique a su adopter une tradition étrangère au goût local tout en parvenant à la faire innover avec succès.

Impresiones francesas, sobre la comida mexicana: goûter au marché

EXPÉDITION EXPRESS:

Cette semaine j’ai eu le plaisir de visiter un des nombreux marché de Mexico City, appelé de par sa localisation: le marché de la lagunilla. Commençons par le commencement, après un samedi génial passé au Vive Latino, un des plus grands festivals de l’année à Mexico City, j’avais envie de calme pour le dimanche et surtout une grosse faim à rassasier. Où aller?

 Accompagnée d’une amie mexicaine, nous nous aventurons finalement dans le tianguis (marché) de la lagunilla, situé au métro Garibaldi. A la sortie du métro nous attendent stands, boutiques, tables posées sur le trottoir.

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On commence par étaler la pâte fait maison…

 On commence le parcours et après avoir passé plusieurs stands de chaussures, tee-shirts et shorts en jeans nous arrivons à l’espace nourriture. Premier essai, une table couverte de gâteaux au chocolat, gâteau aux tres leches, ainsi qu’un dessert nommé imposible : un flan recouvert de chocolat, une merveille ! Quelques quiches et un énorme plat de lasagne étaient également à disposition. Le tout fait par la personne en charge et réchauffée à la demande.

 Après une dégustation rapide de lasagne, je me dirige vers le marché. C’est un grand espace comme les marchés couverts, avec des coins restaurations et notamment beaucoup approvisionnent le consommateur assoiffé en jus de fruits frais. On se voit servir un grand verre en plastique remplis de fruits frais additionné de yaourt, de céréales selon le goût, ainsi que des mélanges de fruits et d’herbes mixées ensemble. Ce jour-là entraînée par mon amie mexicaine j’optais pour un litre de jus d’ananas avec de l’alfalfa –luzerne et du citron.

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Pizza aux aubergines, tomates fraîches, fromage de chèvre et la touche finale: un peu d’origan

 Je continue l’exploration du marché : j’ai eu la bonne surprise de rencontrer quelques créateurs qui faisaient eux-mêmes leurs sacs-à-dos en tissus ainsi que quelques vêtements pour femmes. Il est commun d’aller de tianguis  (marchés) aux bazaars (salons) plus chics de la Roma vendre ses créations et ainsi rencontrer son public.

 Finalement, verre de jus à la main je me dirige vers un stand assez agité : une mini-pizzeria. Sous mes yeux, le cuistot fait valser la pâte, étale la sauce tomate, ajoute les ingrédients, passe le tout dans le four ambulant et voilà ! Sans oublier la touche finale d’herbe type origan et c’est prêt à déguster. En discutant un peu avec les autres travailleurs de la pizzeria (deux serveuses et une autre pizzaïolo), j’apprends qu’ils font leurs pâtes eux-mêmes et que les légumes utilisés dans la garniture proviennent de leurs jardins. Convaincue au niveau du palais par le goût peu salé de la pâte, légère, le fromage de chèvre délicieux et le fait que je puisse avaler une part après une portion de lasagne j’étais d’autant plus convaincue par le discours.

Cette pizzeria se balade de marché en marché, et possède également un local à côté de la lagunilla. Comme dirait mon amie mexicaine, “Hoy no comimos, Hoy tragamos” ! Ce qui se rapproche de “Aujourd’hui nous n’avons pas mangé, nous nous sommes gavées” !