Impresiones francesas sobre: El Mezcal

LA TRADITIONNELLE

Les premières soirées aidant, j’ai vite découvert les alcools locaux. Une espèce de plante en particulier a attiré mon attention : l’agave, qui permet la fabrication de la tequila, du pulque, mais aussi du mezcal.

 Première rencontre, premier choc : une dégustation à Oaxaca, lieu de fabrication par excellence dans un bar à l’intérieur sombre et boisé. Des petits verres de shot, accompagnés de tranches d’orange saupoudrées de rouge. L’odeur est forte, mes amis arrivés au bord à peine une heure avant déjà bien heureux. La raison ? Un shot qui se boit pur, pas si petit que ça et que l’on savoure avec ces tranches de fruits parfumés au chili piquín. Assez digeste, il a le mérite de se boire vite et les verres s’enchainent.

 Autre épisode : lors d’un voyage à Puerto Escondido, une ville côtière Pacifique, lors d’un arrêt au bord de la route. Une épicerie, quelques endroits pour manger des quesadillas et autres plats à base de grandes tortillas et puis, sur la table une bouteille à la couleur transparente et un petit gusano dedans. Original ! L’idée de mettre une petite chenille dans une bouteille de mezcal était de la différencier à l’export dans des pays étrangers des bouteilles de tequila. Je n’ai pas goûté à cette occasion, mais je me lancerai peut-être au prochain voyage.

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Une bouteille de mezcal jeune et de production artisanale.

 Venons-en à la dégustation. Le goût est fort, brûlant par le degré d’alcool (45). Une odeur particulière se dégage qui a, pour moi, un léger air d’essence. Malgré tout, l’odeur de l’agave est là, plus concentrée que la tequila. De plus, la combinaison avec le doux piquant du chile et des fruits en fait une bonne dégustation. Il existe différents types et qualités de mezcal. Un critère est la quantité d’agave qui a servi à sa fabrication : 100% de maguey, qui est une plante appartenant à l’espèce de l’agave, ou entre 80% et au-delà. La principale région productrice est à et autour de Oaxaca. Des labels, tel la « Dénomination d’origine » certifient son authenticité. Le mezcal se distingue par le type d’agave qui ont servi à sa production, ainsi que par son âge : jeune à moins de deux mois se dit blanco, de deux mois à un an il sera reposado et au-delà añejo. Le mezcal prend une couleur doré avec l’âge.

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Les piñas: des agaves avec les feuilles en moins.

 Le processus de fabrication comprend plusieurs étapes. Extrait de l’agave, il faut laisser l’arbre mûrir entre 6 à 12 ans avant la récolte. L’agave est appelé « jima », et le cultivateur le « jimador ». Ensuite, les feuilles sont coupées et est conservé le cœur, la piña (ananas, de par sa forme). Ces piñas sont cuites à la vapeur à 55e, pendant 24h à 50h. Elles sont traditionnellement cuites dans de grandes fosses creusées dans le sol, couverte des feuilles d’agave, fibres de palmier et terre. Une fois cuite, la piña est mise à refroidir. Elle sera ensuite distillée à deux reprises.

 La distillation de l’agave a commencé avec l’arrivée des Conquistadors, le procédé était alors jusque-là inconnu. C’est devenu une boisson qui se déguste, pur ou mélangée en cocktail: j’ai pu testé avec de la glace pilée, du jus de mandarine, et soupçon de chile: délicieux. Le mezcal est bu par les jeunes comme par les plus âgés. Comme le dit le proverbe nationalement connu: “A todo bien mezcal, a todo mal, también” soit “Si tout va bien, on boit du mezcal, et si ça ne va pas, on en boit aussi”.

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Impresiones francesas sobre: el nopal

LA TRADITIONNELLE

Une découverte a été de goûter une salade de nopal. Installée au restaurant, dans une cantina aux tables larges et partagées avec les autres clients, j’ai pu découvrir ces tranches vertes couleur poivron  en accompagnement de mon tacos.  En effet, dans un tacos on peut mettre de tout : du riz, des pommes de terre, de la viande, des haricots…et ce dérivé du cactus, le nopal. Originaire du centre aride du Mexique, le nopal s’étend en forme de palettes larges et épineuses au bas du cactus, qui peut mesurer jusqu’à 3 mètres de hauteur. Les fleurs de la plante sont également comestibles, appelées tuna. Afin de consommer le nopal, il faut lui retirer ses petites épines en coupant au ras de la palette, ce que j’ai pu constater en démonstration live au marché.

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Le nopal et ses fruits, le tuna. Les palettes de nopal une fois coupées du cactus.

 On peut le cuisiner frais en salade avec du fromage panela de lait de vache, grillé et recouvert d’haricots et fromage frais, cuit avec des œufs : les possibilités sont larges. Dans mon expérience, j’ai souvent goûté le nopal cuit coupé en fines tranches agrémenté de fromage et d’oignons, en accompagnement à un plat de viande. Le nopal est consommé régulièrement par tous les mexicains, et de fait représente une part importante de l’agriculture: il est cultivé dans 18 des 31 etats qui composent le Mexique.

nopal asado ensaladaUne salade de nopal fraîche: fromage panela, nopal grillé avec ses dés de tomates 

 Elevé au niveau de symbole, le nopal est utilisé dans le drapeau mexicain. Y figure l’aigle, symbole d’une divinité pré-hispanique posé sur une ribambelle  de petits nopals en fleurs. Le nopal représente ce qu’il y a de plus mexicains. De fait, il est utilisé comme proverbe:  « ser más mexicano que el nopal» soit, ‘plus mexicain qu’un nopal’, ce qui définit une personne comme 100% mexicaine.

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Impresiones francesas sobre las artesanías

LA TRADITIONNELLE

Ma première visite de México City lors de mon premier weekend au Mexique a été le Bazaar de Sábado, dans le quartier de San Ángel. Pour accéder au Bazaar, il faut traverser un petit parc déjà bordé d’œuvres d’art et contourner une petite église, dédié à San Jacinto. J’ai été de suite émerveillée par le cadre : un patio bordé de galeries de marchands d’art, d’artisans et des restaurants avec des terrasses qui s’allongeaient dans la cour à ciel ouvert. Car c’était bien cela : un marché qui a lieu tous les samedis, dans un beau cadre à l’architecture coloniale. Déambulant de boutiques en boutiques, de stands à stands, j’étais impressionnée par la profusion de choix. On pouvait admirer le travail d’orfèvres, des bijoux, des objets en céramique…etc. J’ai donc commencé à faire le tour du patio.

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Ma première vue du bazaar del Sábado 

 Dans une de ces galeries, j’ai pu découvrir des pièces d’artisanats de la région d’Oaxaca. Les alebrijes, des sculptures multicolores aux formes mi- animales, mi- monstres peuplaient l’espace. De tailles plus ou moins grandes, elles s’élançaient. Les premières ont été créées par l’artisant Pedro Linares, qui les réalisaient en papier mâché. Leurs apparences étaient directement inspirées de ses rêves.

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Un exemple d’alebrije

 Des boites et coffrets sculptées en bois avec des incrustations de Frida Kahlo dans le couvercle apparaissent sur le chemin. L’odeur de bois est encore présente à l’intérieur de la boite. La figure de Frida Kahlo est, de fait, détournée sur plusieurs produits du marché : tee-shirts, boites, couvertures de carnets, peintures…etc. D’autres proposaient au passant de petites statues miniatures polis inspirées de l’artiste colombien Fernando Botero, ou encore des vêtements en coton brodé d’une ceinture ou de détails en fils de couleurs vives.

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Des poupées en tissus, habillées de manière traditionnelle

 Ce bazaar a été créé en 1960 et permettait aux artisans de vendre directement leurs œuvres au public. Ainsi se réunirent-ils une fois par semaine, le samedi. Au début peu nombreux, le bazaar connu ensuite un succès croissant.  D’autres marchés spécialisés dans l’artisanat virent le jour dans Mexico City par exemple, comme le Mercado de la Ciudadela proche du Centro Historico. 

 Les marchés d’artisanats locaux jalonnent le pays. On en trouve facilement lors d’excursions touristiques, parfois sur les sites même de visite. Ils sont improvisés à quelques centaines de mètres des pyramides et ruines antiques où déambule le visiteur. D’autres sont intégrés au sein de la ville et ont lieu de manière régulière. Dans l’artisanat, la fabrication locale prime. Chaque région a sa spécialité. L’artisanat est également une ressource économique certaine, encouragée come activité par des politiques gouvernementales. Son influence varie selon les régimes du pays : tantôt mise de côté, tantôt annoncé comme une fierté culturelle; l’artisanat tente de trouver sa place. Ces artesanias, objets récoltés au gré des voyages te seront utiles comme cadeaux et toujours beau en décoration. 

Impresiones francesas sobre las cafeterías

LA NOUVEAUTÉ

Après avoir pris connaissance du cycle de production du café au Mexique, tu pourras maintenant savoir où aller te prendre un cappuccino, et l’histoire de ces endroits. Les cafés étaient le centre d’accueil des intellectuels. Tel Sartre et autres philosophes du début du XXème siècle, les cafés étaient le centre de débats, catalyseurs de passions. Ils permettaient de discuter -sous condition d’être discret- de politique, alors sous censure durant la dictature du général Porfirio Díaz.

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Le Café de Tacuba, dans le Centro Historico fondé il y a une centaine d’années (dixit le site officiel)

 L’avantage au Mexique, du moins à México City, est qu’un quartier regroupe une multitude de petits cafés. Contrairement à l’emprise du géant Starbucks en France, tu auras plus de choix et à meilleur prix. Tu pourras déguster ton café, cappuccino, macchiato, doble expresso à chaque pâté de maison – ou presque. Particulièrement à la Condesa, la Roma et Coyoacan les cafés foisonnent. Des cafés plus grands aux plus petits, bio ou pas, avec ou sans pâtisserie, à la mexicaine, française ou italienne, ouvert dans l’après-midi ou jusque tard dans la nuit, il y en a pour tous les besoins. 

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Une incitation proposée par le café La Procedencia: un client venu à vélo gagne un café!

 Je mentionnerai : le café Cielito Querido, qui m’a définitivement marqué l’esprit. Chaine de café mexicaine créée en 2011, on en trouve un peu partout à l’échelle nationale. Son concept se décline par un menu de boissons typiquement mexicain : cafe de olla,  cafe con cajeta o rompope, chocolate con chile…etc. Et, pour la déco : des proverbes mexicains écrits partout le long des murs, du comptoir, sur les produits qui se lisent comme des jeux de mots et font un doux rappel à l’enfance. J’ai adoré demandé à mes amis mexicains la signification de ces proverbes et les écouté me raconter leurs histoires de grands-parents, qui eux-mêmes leurs avaient appris ces expressions. Enfin, un café qui se défend au niveau des prix, de la déco, de la qualité et même de la quantité ; en plus de cela c’est mexicain et uniquement implanté au pays : je prends !

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Jeux de mots et proverbes au Cielito Querido: miettes d’amour (cf serviette en papier) et plus !

 Tu trouveras aussi les cafés-librairies. Ils regroupent, dans un même bâtiment : café, bibliothèque, scène pour des petits concerts et autres improvisations. Il fait bon s’y lover les soirs de pluie, réchauffée par l’ambiance douce et la quantité de livres qui garnit les étagères. Autres points positifs : les horaires étendues, de 21h30 à 23h30 pour la fermeture en semaine et la généralisation du wifi gratuit ! Là, on peut créer un vrai espace de détente. Pendant que tu savoureras ton café parfumé à la cajeta, qui est un sirop de lait caramélisé, je me fonderai dans un des fauteuils du café de mon quartier.

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L’intérieur cosy, joliment décoré d’un café du quartier de la Roma