Impresiones francesas sobre la comida mexicana: El pan dulce

agosto 26, 2014

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LA TRADITIONNELLE

Aujourd’hui, comme lors d’une  de mes nombreuses pauses goûters gourmandes j’ai pensé à mon en-cas préféré, notamment selon le critère quantité/prix. J’ai nommé : le pain. Je fus très heureuse d’apprendre que ce n’est pas qu’une spécialité française.

 De toutes les tailles et de toutes les formes, j’ai d’abord été surprise en découvrant le rayon boulangerie dans un supermarché. Sur plusieurs rayons étaient exposés : brioches, pains, croissants, pains fourrés et une montagne de petites viennoiseries. Je cite quelques exemples : les orejas (oreilles, qui ressemblent à nos biscuits palmiers), le cuerno  (qui a la forme de notre croissant),  ou encore la concha (qui signifie « coquillage ») remplissaient des plateaux. A ces belles étagères de brioches dorées s’ajoutent des étalages de muffins, cupcakes, et autres petits gâteaux glacés.  

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Un des rayons d’une panadería (boulangerie).

 Curieuse, je me suis demandée comment le pain s’est retrouvé au Mexique. J’ai ainsi découvert que la préparation de pain à base de farine de blé est une habitude amenée d’abord par les conquistadors espagnols, et fut un des premiers plat étrangers incorporé à la culture locale. Les mexicains se servirent ensuite de cette base et créèrent leurs propres recettesLa fabrication de brioche aux formes variées s’inspirent directement des viennoiseries amenées par les Français, tels les croissants et les palmiers. Les noms donnés correspondent aux formes, aux couleurs et certains noms font échos à la culture locale. Le pan dulce est consommé régulièrement au petit-déjeuner et lors de la pause goûter: il se marrie très bien avec une boisson chaude où l’on pourra tremper son pain.

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Une danés aux fruits rouges, miam.

 Il est toujours étonnant de pouvoir choisir entre –au minimum- une variété de vingt pains différents. On hésite, on se tâte, on découvre, on aime et on finit par connaitre toute l’offre de la panadería. Selon l’envie on se laisse tenter par une danés : un feuilleté garnis au centre de fruits rouges, une roca : un pain sucré petit, couvert de noix et dur comme un rocher ou encore pour un dona, le « doughnut » mexicain délicieusement glacé. Le « pain sucré » est aussi disponible dans de petits commerces dispersés près de zones à passage ou pavillonnaires. Les prix varient entre 3 et 10 pesos pour une pièce de pain ou de viennoiserie, soit entre 20 et 60 centimes d’euro. Avant tout, il était et est toujours vendu par des vendeurs ambulants, qui disposent de grands paniers remplis de pains chauds à l’avant de leurs vélos.

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Un pan de muerto posant avec un macaron et un cappuccino.

 Les pains sucrés sont à l’honneur lors de fêtes religieuses telles l’arrivée des Rois Mages et la Fête des Morts. En ces occasions, différents modèles de pains sucrés ont été créés. Par exemple, pendant la Toussaint il est courant de voir dans les boulangeries (ainsi qu’au rayon pâtisserie de Starbucks) le pan de muerto, autrement dit le pain des morts. Il fait référence à la tradition aztèque de placer de la nourriture sur la tombe des défunts, afin qu’elle les accompagne lors de leurs voyages dans l’au-delà. On le trouve sous forme de crâne, de croix…etc. Légèrement sucrée, la pâte est légère et peut être agrémentée de pépites de chocolat. J’en ai conclu que le Mexique a su adopter une tradition étrangère au goût local tout en parvenant à la faire innover avec succès.

Anne

(Paris, 1992) Fan de gastronomía y de viajes, toma cada oportunidades para descubrir una nueva cultura. Después de haber vivido un año en México, sigue su vida en Francia -por el momento.