Impresiones francesas sobre el Muralismo

enero 15, 2015

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Arte, Extras, Vista

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LA TRADITIONNELLE

En arrivant au Mexique, j’avais très peu d’idées sur l’art typiquement mexicain. C’est en me promenant sur le campus de l’UNAM (Universidad Nacional Autónoma de México), entrainée par une amie mexicaine que j’ai découvert les peintures murales de Diego Rivera. Des fresques, colorées et imposantes recouvraient les murs des bâtiments. En me renseignant, j’ai découvert que ces fresques dataient du début du XXème siècle et appartenait au courant socio-politico-artistique : el muralismo.

 Le courant artistique dit muralista est né durant la révolution mexicaine, qui a débuté en 1910 et durera jusqu’en 1920. Il se voulait à la fois politique et social, ce qui se refléta dans le sujet de ses œuvres.  L’un des but du muralismo était d’éduquer les masses populaires principalement pauvres et sans éducation. Ces œuvres voulaient démontrer et apprendre à être fier de la culture préhispanique. Ce fut un idéal particulièrement mis en avant par l’écrivain, philosophe et avocat José Vasconcelos, qui fut aussi brièvement ministre de l’Education en 1921.

Independencia - Víctor Cauduro Rojas touched

‘Independencia’, de l’artiste contemporain Víctor Cauduro Rojas au Palacio de Gobierno, Querétaro

 En plus d’être une œuvre d’art, elle se devait de retransmettre l’histoire du Mexique et ses clivages, tel le thème de la Conquête espagnole, peint par Jean Charlot dans ‘Massacre du temple Majeur’ en 1922 ou bien des représentations de scène quotidienne de travail des indigènes, comme peint par Diego Rivera. Tels les vitraux aux Moyen-Age en France, les fresques aidaient à faire comprendre l’idée par l’image. Dû à la propagation du mouvement, les fresques des muralistas se découvraient dans les bâtiments publics tels musées, le Palais Nacional de México City, les écoles…etc. Malgré cela, la fin de la Révolution, marqua la fin du mouvement qui connut une forte opposition des classes moyennes aisées. Elle eut pour résultat une baisse des commandes, et la destruction d’œuvres dans le cas de la plus forte opposition. L’élite restait sous l’influence de peintures plus académiques de style européen.

 Ainsi, les artistes mexicains partaient découvrir de nouveaux courants artistiques en Europe comme le cubisme, voyager et découvrir les conséquences de la révolution russe afin d’en tirer des apprentissages pour le Mexique. De plus, les muralistas avaient des inspirations et techniques variées, allant de la plus classique fresque à l’italienne à des peintures qui rappellent celles précolombiennes qui ornent des temples religieux, comme au site de Chichen Itza dans le Yucatan.

Diego Rivera - Sueno de una tarde dominical en la Alameda Central

‘Sueño de una tarde dominical en la Alameda Central’ de Diego Rivera

 A cette époque, des artistes reconnus du mouvement sont Diego Rivera, Roberto Montenegro, Vicente Orozco ou encore David Alfaro Siqueiros. C’est une histoire riche que ces artistes laissent comme héritage, et presque unique dans le monde : je n’ai jamais vu de mouvement avec une telle ampleur, tant par le nombre que par la grande taille des œuvres. Le travail d’éducation du muralisme continue et perdurera dans le temps.

Anne

(Paris, 1992) Fan de gastronomía y de viajes, toma cada oportunidades para descubrir una nueva cultura. Después de haber vivido un año en México, sigue su vida en Francia -por el momento.